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Couverture
Un philosophe s’apprête à passer une longue nuit dans un tombeau quelque part dans le désert égyptien près de l’ancienne Thèbes…
Les réflexions inspirées par cet endroit insolite ouvrent des perspectives inhabituelles sur les grands thèmes qui ont de tout temps préoccupé l’être humain : le sens de la vie, l’éternité, l’infini, le néant, sa propre liberté face à l’immensité de l’univers. Ne s’appuyant sur aucune croyance, n’appartenant à aucun courant philosophique, cet ouvrage s’adresse à ceux qui acceptent de voir s’évanouir nombre de certitudes rassurantes. Au fil des pages, la science et la poésie se mêlent à la philosophie pour chanter la gratitude ainsi que l’émerveillement devant la beauté de l’existence.

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Prix : 32.- CHF, port en plus
Livre disponible seulement au Liboson, voir Contact ou Commander

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Extrait
Je ressens le besoin de rallumer ma bougie et en voyant vaciller les ombres sur les parois, je retrouve un espace aux dimensions humaines. J’ai pourtant l’impression que l’angoisse qui m’a étreint pourrait me faire découvrir des horizons insoupçonnés. C’est comme si le sens profond de ma vie m’était quelque peu dévoilé. La plupart d’entre nous confondent peur et angoisse. La peur nous enchaîne ; toujours définissable, elle ne concerne que notre instinct de survie. L’angoisse, au contraire, règne sur le monde de l’incertitude, de l’indéfinissable, là où nous perdons nos repères, nos habitudes. Derrière toute angoisse se cache la recherche de valeurs nouvelles. L’angoisse engendre la lutte dans toute sa noblesse, nous aide à surmonter notre suffisance, notre peu d’exigences face à nos admirables possibilités, nous pousse à nous interroger sur le sens des choses. Le physicien Steven Weinberg a osé dire : « Plus on comprend l’univers, plus il nous apparaît vide de sens. » L’homme a l’habitude d’ajouter un sens à toutes choses, car si rien n’avait un sens, lui-même n’en aurait pas non plus. Il découvrira peut-être que son désir de trouver à tout prix un sens à sa vie peut devenir une obsession qu’il faut surmonter s’il veut être libre. Choisir cette libération, ne serait-ce pas là un combat digne de lui ? Refusant la facilité, il pourrait dans un détachement suprême tenir l’angoisse par la main comme une amie qui l’emmènerait là où la peur n’existe plus. Il connaîtrait alors un émerveillement qu’il ne pourrait définir par aucune parole, un sentiment qui dépasserait même le bonheur.
Pages 26-27